Depuis maintenant huit ans, la région du Donbass est au cœur d’une bataille culturelle entre l’armée ukrainienne et les séparatistes pro-Russes.
Les accords de Minsk auraient dû apaiser les tensions entre l’Ukraine et la Russie. Le 12 février 2015, Vladimir Poutine annonçait : «On a réussi à trouver un accord sur l’essentiel», prévoyant ainsi un cessez-le-feu. Mais cela n’était que de courte durée.
Après des semaines de tensions, des affrontements ont de nouveau éclaté dans les villes de Donetsk et Lougansk. Près de 200.000 soldats russes se trouvent actuellement aux portent l’Ukraine.
La russie TOUJOURS «PRÊTe» AUX NÉGOCIATIONS
Alors qu’une sortie de crise semblait encore envisageable, la situation s’est nettement détériorée entre les deux pays.
Lundi 21 février, Vladimir Poutine a ordonné à ses troupes d’entrer dans les territoires séparatistes de l’Est de l’Ukraine pour assurer, selon lui, «les fonctions de maintien de la paix».
Il a également annoncé «immédiatement reconnaître l’indépendance de la République populaire de Donetsk et de la République populaire de Lougansk», s'attirant ainsi les foudres des pays occidentaux et notamment du président français.
En reconnaissant les régions séparatistes de l'est de l'Ukraine, la Russie viole ses engagements et porte atteinte à la souveraineté de l'Ukraine. Je condamne cette décision. J’ai demandé une réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations unies et des sanctions européennes.
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) February 21, 2022
Au lendemain de ces déclarations, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a tout de même souhaité préciser que La Russie était toujours «prête» aux négociations et «pour l'utilisation de la diplomatie».
L'Elysée a de son côté indiqué lundi soir que des discussions se poursuivaient entre Poutine, Biden et Emmanuel Macron pour tenter de trouver une solution diplomatique.