Si le 1er mai permet de fêter la solidarité des travailleurs, il ne rime plus, depuis quelques années déjà, avec solidarité syndicale. Comme en 2014 et 2013, les organisations défileront vendredi dans toute la France en ordre dispersé.
D’un côté, la CGT, rejointe par FSU, Solidaires et l’Unsa, a appelé à une mobilisation "unitaire à dimension européenne pour le progrès social".
De l’autre, FO, qui avait pourtant défilé au côté de la CGT le 9 avril dernier pour "combattre l’austérité", fera cavalier seul. Enfin, la CFDT a décidé d’innover en proposant un rassemblement festif près de Paris, le "Working Time Festival", à 5 000 personnes de moins de 36 ans.
Il faut dire que le torchon brûle entre ce syndicat "réformiste", en phase avec la politique gouvernementale, comme sur le pacte de responsabilité, et les "protestataires", qui dénoncent des «cadeaux au patronat» et des mesures d’"austérité".